
Un projet d’une platitude et d'une facilité affligeantes
L’affligeante platitude
1. D’une part sur le principe : la Ministre devrait se souvenir qu’un des grands principes des finances publiques est l’universalité budgétaire. Si nos Ministres présents et passés s’y reportaient, la France serait mieux gérée. Je suggère de faire lire chaque année l’ouvrage du Doyen TROTABAS sur les finances publiques !
2. Sur l’efficacité : la taxe Chirac a rapporté moins que ce qui était prévu.
3. Sur les “bénéficiaires” seuls les 4* seraient taxés. Est-ce à dire que les clients des autres catégories hôtelières, des résidences et de l’hôtellerie de plein air sont des béotiens ne regardant pas le patrimoine ? Pourquoi ne pas taxer les appareils photos qui prennent des images du patrimoine ? Pourquoi ne pas taxer les rêveurs qui auraient l’audace de regarder plus de 5’ un patrimoine ?
Pourquoi ne pas taxer les autocars emmenant les touristes voir un patrimoine, voire la SNCF ou les compagnies aériennes ? Pourquoi pas les éditeurs de cartes postales ?
4. Beaucoup d’hôtels sont eux-mêmes des monuments qui enrichissent le patrimoine national et leurs propriétaires font de gros efforts pour les rénover régulièrement.
L’affligeante facilité
1. La référence au soda dans un mini bar est surprenante ! Doit-on taxer aussi les Ministères pour leur frais de réception ?
2. Les touristes ne votent pas et cela compte, surtout en période électorale
mais ils votent avec leurs pieds et iront chez nos voisins – italiens par exemple - qui ont aussi un beau patrimoine. Nous ne sommes pas seuls au monde.
3. Les touristes paient déjà une taxe de séjour destinée justement à financer des équipements qui leur profitent, mais profitent aussi à tous les citoyens.
4. Les touristes paient également une TVA sur place y compris sur la restauration pour laquelle le candidat actuellement Président s’était engagé pour faire baisser son taux.
5. L’hôtellerie de luxe fait vivre des centaines de milliers de salariés et leurs familles.
Arrêtons d’étouffer les entreprises ! Augmenter les nombreuses taxes déjà existantes et en créer de nouvelles n’est pas conforme à la rupture tant souhaitée par les forces vives du pays.
6. L’état et les collectivités locales ont pris la mauvaise habitude depuis quelques années de dire à leurs administrés: payez des impôts et après si vous voulez un service, vous paierez une redevance en plus.
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Michel TSCHANN - président
Syndicat des hôteliers Nice cote d azur - UMIH
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